Mercredi 11 octobre 2017 - Lons (64)

Conférence-débat

Le choix de vie des personnes avec une déficience intellectuelle

Au début de l’année 2012, un groupe de parents engage un travail autour d'une question de recherche universitaire accompagné dans sa démarche par le professeur Charles Gardou, le tout dans le cadre d’une Université Populaire de Parents (UPP), concept imaginé par l’ACEPP.

Le groupe engage sa réflexion sur les rôles des professionnels et des parents par rapport au handicap. Comment faire pour que la place et les compétences de chacun soient reconnues et respectées dans un but commun, l'épanouissement de la personne en situation de handicap ?
Ils échangent alors sur les problématiques liées aux difficultés spécifiques de leurs enfants. Le regard des autres, les insuffisances ou blocages de la société et des institutions sont autant de constats énoncés. Le groupe évoque un ressenti, voire un vécu quant à la rigidité des dispositifs existants et l’aspect définitif des orientations. Entre milieu protégé et milieu ouvert, pourquoi n’y a-t-il pas de solution intermédiaire adaptée à chacun, avec sa personnalité et ses difficultés ? Une solution avec une approche réactive qui favorise souplesse et humanité, dans un environnement protecteur et malgré tout ouvert sur le monde ? Un autre niveau de réflexion porte sur la relation entre les parents et les professionnels.

Progressivement, la question de leur recherche prend forme : « En quoi le concept de choix de vie par/pour les personnes en situation de handicap particulièrement celles affectées de déficience mentale, implique-t-il une reconsidération des pratiques ? ».
Pour mener à bien leurs réflexions, les parents se sont appuyés sur les résultats d’une enquête et d’entretiens réalisés par leur soin auprès d’autres parents, mais aussi de professionnels et de personnes affectées d'un handicap mental. Les résultats de cette recherche et les préconisations qui en découlent ont été présentés le mercredi 11 octobre.

Les enjeux d’une société pour tous. Il n’y a pas de vie minuscule

On aspire de plus en plus, semble-t-il, à une société inclusive, expression trouvant un écho dans l’ensemble des domaines : l’éducation, l’habitat, l’entreprise, la culture, etc. Quel sens lui donner et quels en sont les enjeux essentiels ? En un temps ambigu et incertain, où les difficultés des uns semblent accompagner les facilités des autres, faut-il y voir un moment particulier de notre conscience collective ? Dans quelle mesure cette idée de société inclusive invite à un changement de point de vue qui situe à un niveau supérieur nos conceptions de la vie commune ? En quoi reflète-t-elle une autre manière de considérer cette expression de la fragilité humaine qu’est le handicap ?

Cette conférence a montré que la vie de la Cité ne peut pourtant se jouer à huis clos, toutes portes fermées. Chacun a le droit inaliénable d’y prendre part, toute sa part, en bénéficiant, autant que de besoin, d’aides, de médiations ou d’accompagnements pour "choisir sa vie".